Association archange autisme

Qui sommes-nous ?

Notre constat : En 2014, nous commencions un chemin long et sinueux, que de très nombreux parents connaissent en France, pour aboutir au diagnostic d’autisme de notre petit garçon de 2 ans et demi. Parmi les difficultés rencontrées, il y a, entre autres :- la construction familiale autour du handicap; – l’impossibilité de partir en vacances tous ensemble; – la perte de lien social. Ces difficultés sont totalement partagées par les familles que nous rencontrons.
Nous avons décidé avec Archange-autisme de transmettre tout ce que nous avons reçu mais aussi ce qui nous a manqué. En s’implantant à La Bénisson Dieu (42), l’association va fonder une école expérimentale afin d’alléger le quotidien des familles. Elle permettra aussi de les accueillir pour des vacances ressourçantes.

« ON PEUT AUSSI BÂTIR QUELQUE CHOSE DE BEAU AVEC LES PIERRES QUI ENTRAVENT LE CHEMIN »

GOETHE

Témoignages

DES PARENTS

Sandra

parent


Raphael est notre 2ème garçon et son autisme est particulièrement dur pour mon couple. Ses soins tout comme le rythme du quotidien est source de désaccords ou de choix très divergents. Les choix de vie de la famille sont maintenant tournés vers les besoins de Raphael. Dans ce contexte de fatigue, la familiale élargie n’apporte pas non plus le soutien que l’on pourrait espérer car l’autisme vécu au quotidien n’est pas compris… ou peut être pas compréhensible ?
Mais au milieu de tout ça il y a des moments qui effacent tout. Des « pépites ». Un jour d’une sérieuse dispute avec mon ainé adolescent, je partais en pleurant. Et Raphael, qui ne parle presque pas, me surpris et me dit « maman ne pleure pas je t’aime »

Sandra, maman de Raphaël

Viviane

parent


Je suis mère d’un enfant autiste sévère qui vient d’avoir 16 ans. Nous avons mis en place une méthode dévelopementale en 2016 qui marche grâce à l’engagement d’une psychologue et d’une équipe de bénévoles. Le double point noir de cette méthode est la durée et la difficulté à trouver des bénévoles. Les progrès de Sariel sont visibles : il se regarde dans un miroir, nous regarde dans les yeux, est très souriant, commence à jouer … Ce n’est peut être pas beaucoup mais pour moi c’est énorme. Avant, Sariel était complètement dans sa bulle.
Chaque autiste est unique et chaque prise en charge devrait être individualisée. Mon but est de donner le maximum de chance à Sariel pour qu’il puisse devenir acteur de sa vie.

Viviane, maman de Sariel

DES PROFESSIONNELS

Marie

Psychomotricienne


L’Homme est un être sociable qui se construit notamment au travers de la relation.
Pour l’enfant autiste, la difficulté est justement de pouvoir entrer en relation.
Tout l’enjeu de son entourage tant familial que professionnel, est alors d’apprendre son langage afin d’entrer en relation avec lui et ainsi lui apprendre le nôtre pour qu’il puisse, à son tour, entrer en relation avec nous et le monde qui l’entoure.
Apprendre son langage c’est d’abord l’observer, avec beaucoup d’amour et de patience, l’imiter ensuite pour mieux le comprendre et enfin lui apporter notre étayage, support indispensable à son développement.
Il me semble que c’est précisément là toute la richesse de la prise en charge thérapeutique proposé par les méthodes « développementales » (comme la méthode « 3i » ou le Son-Rise Program).
Dans le respect du rythme et de la personnalité de l’enfant, cette méthode, qui demande beaucoup de temps et d’investissement, cherche bien plus à accompagner et à soutenir une différence de développement plutôt qu’à guérir, diminuer ou même supprimer un comportement décrit comme inadapté, pathologique, envahissant…

Marie L., psychomotricienne

Marie

psychologue


Je suis psychologue et accompagne les enfants autistes par des méthodes « dévelopementales » telles que « SonRise Program » ou « 3i ». Ces méthodes son un accompagnement de la personne dans son intégralité. C’est ce qui me touche particulièrement.
Nous sommes là pour avancer à deux dans le sens du bien être de la personne. Nous nous préoccupons de ses avancées bien sûr mais ce qui domine c’est l’accent mis sur la joie partagée et plus seulement le fait de savoir parler ou manger proprement. Car ce que l’autisme nous cache, c’est l’immense désir que l’enfant ou l’adulte autiste a d’être avec les autres, d’avoir des amis.
Sa salle d’éveil est un « cocon sensoriel », un lieu sécurisant indispensable pour le préserver de l’hyper stimulation sensorielle de notre environnement. Il permet une maturation des filtres sensoriels ainsi qu’une prise de conscience de soi et des autres en profondeur. C’est un repère fixe rassurant pour investir ce qui est le plus difficile à appréhender : « l’autre ».
C’est aussi une méthode partie de l’approche de parents envers leur propre enfant : donc une approche aimante, pas seulement bienveillante. Elle s’est par la suite enrichie des témoignages de personnes autistes qui nous disent qui elles sont, comment elles sont, ce qu’elles ressentent concrètement.
Cette prise en charge se met en place à partir de ce que l’individu en souffrance nous donne comme indices, c’est lui qui nous donne les clés pour entrer en relation avec lui et pas l’inverse. Progressivement, un lien de confiance s’établit, une détente qui fonde les premières ouvertures à son environnement. Pas à pas, l’individu crée des liens sensibles, affectifs, cognitifs qui l’équipent pour prendre part en toute humanité au monde qui l’entoure, à son rythme.

Marie, psychologue

DES BÉNÉVOLES

Aude

bénévole


Voilà un an et demi que je retrouve Boufareü tous les mardi matin, le petit garçon que j’ai connu au début a bien changé au fil des mois.
Passé une première séance de doute me concernant, Boufareü a su me toucher dés le départ et me prendre par la main pour m’indiquer ce qu’il attendait de moi.
D’un regard furtif, nous sommes passés à un regard vif, des échanges de rires, de la complicité (blessée au genou un moment, il s’est adapté à moi c’était touchant).
Le monde dans lequel il est n’est pas le même que le nôtre mais Boufareü nous ouvre doucement chaque porte c’est un cadeau pour nous et pour sa famille.

Aude, bénévole

isabelle

bénévole


J’ai eu la chance de rencontrer Uriel il y a 2 ans et demi au moment où il débutait la méthode des « 3i ». C’était un petit garçon de 3 ans, qui fixait ses mains en claquant la langue. J’avais l’impression de rencontrer le petit prince qui venait d’une autre planète. Je suis rentrée dans le jeu de l’imitation et un jour, il m’a regardé et imité à son tour. Ce fut pour moi une très grande émotion. Je me souviens, nous étions assis sur des caisses en plastique et j’ai commencé à me pousser dessus comme sur une petite voiture. Après les imitations ont été de plus en plus fréquentes.
Aujourd’hui Uriel ne parait plus être dans son monde. Il est très en demande avec moi et cherche à communiquer par le langage. Il me regarde et me suit des yeux, et m’appelle même par mon prénom. On sent qu’il est revenu sur notre planète.

Isabelle, bénévole